Elle a mis sa main sur ma braguette et j’étais tout bizarre. Avec les filles, je le répète, je n’ai pas eu un succès fou jusqu’à présent. Je ne suis pas moche, j’ai même un visage bien et un
physique correct, mais je n’ai pas trop le sex appeal, le truc qui les tombe toute quoi, je ne dois pas avoir les yeux qui comme on pourrait dire, sentent la chatte, mais ce doit aussi être la
manière dont je me représente les choses, je ne sais pas trop, et puis mon intention n’est pas au départ de collectionner les femmes, parce que chaque séparation veut dire une douleur
supplémentaire. Et puis j’ai tendance à négliger mon apparence physique, entre autres choses. Le fait est que l’occasion s’est présentée, et je n’ai pas trop hésité, enfin je n’ai pas eu le choix.
Mon fantasme était là tout cuit. J’allais confronter la réalité avec la longue préparation de mes fantasmes et de mes désirs. Alors c’était marrant, et moi j’étais comme dans un état de grâce, je
me demande même si à un moment je ne me suis pas dit qu’enfin, j’avais bien fait de ne pas me suicider, ou de faire des conneries comme de me piquer avec une seringue d’héroïne, ce qui m’a toujours
beaucoup tenté, ou bien draguer une nana de 16 ans, mais quoi, je ne suis pas assez artiste. J’avais bu juste ce qu’il fallait pour bander comme il faut, tranquillement, même plutôt bien. Bander
c’est une inquiétude, ça ne devrait pas, c’est une inquiétude quand même. Je suis un paysan, mes grands parents avaient un élevage de cochons. Mon père qui était le second fils, a fait de
l’informatique et m’a passé le virus. Il s’est mis en ménage avec une belle infirmière de qui il a divorcé et qui est morte et qui est ma mère. C’est la douleur de ma vie. J’ai pleuré quelque
jours, et je me suis dit depuis que je serai toujours un peu triste, qu’il me manquerait toujours quelque chose. Finalement, plus je vis, plus je me dis que ce monde est cruel et je pense vraiment
que la mort en constituant la fin et le repos éternel, n’est pas à craindre, c’est même l’idéal et mes seules inquiétudes à ce sujet concernent l’utopie qui se profile à travers elle, l’utopie du
repos éternel, et donc de l’éternité
Par Paul Freval
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"les livres, c'est un truc de paysan, ou de campagnard, c'est Truffaut qui m'a fait penser à ça. moi je n'ai pas été publié pendant longtemps parce que je n'avais pas vraiment le temps de
peaufiner. C'est bizarre que Zoo soit sorti le premier car ce n'est pas moi qui l'ai terminé, il ont été à trois ou quatre chez L.., ils y ont travailler six mois, quelques heures par
jours, ce qui moi m'était impossile avec mon job
j'ai vite compris que la littérature n'échappait pas à la vulgarité suprême...ce qu'on appelle de manière cavalière la réalité,la poésie du quotidien, etc.
souvent je me suis interrogé sur ma plus value, sur ce que j'avais de plus ou de moins que les autres, et puis j'ai aussi mis du temps à comprendre ce que je dois bien garder secret,"
Sur le cahier de Paul, il y a plein de tâches de sang juste où sont inscrit ses lignes. Il y a également des croûtes de ce qui ressemble à de la morve. Je me
demande comment il prendrait le fait que je fouille et rend publics son passage, ses textes écrit à Prague.
"
deux blondes se succèdent dans mes fantasmes devant le magasin de souvenirs
entre elles et moi, il n'y a finalement pas grand rapport
et dans mon état
je ne suis pas bien certain
d'avoir un rapport bien affirmé avec qui que ce soit
je suis très heureux
car mon histoire commence à ressembler
à celle des grands maudits
que j'aimais quand j'étais petit
"
ai écouté Dominique A "oui en secret, en secret"
Par Paul Freval
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il a passé trois jour à l'hotel Mucha, à quelques centaines de mètres du centre historique. Le recetionniste se souvient d'une journée où Paul n'est pas sorti de sa chambre et l'a contacté pour que
ne fasse pas le ménage. Je ne sais pas quoi penser de cette journée.
dans Dexterité, écrit à Lyon, chez Florent Dessalin, il a écrit " J'ai fait le point sur le temps que je pensais perdu : cinq heures par jours pendant dix ans. La technique est entrée dans ma vie
avec l'idée de mettre tout en branle, et elle y est parvenue. Télévison, Internet, jeux videos, tout cela comble le vide qu'aurait pu combler la littérature. La seule différence est le manque de
sublimation des nouvelles technoligies, telles que je les utilise du moins. Ce monde trop libre a porté l'individu à vivre soit sur la mise en valeur sans cesse renouvelée et commerciale de soi,
soit dans des trous d'airs de désublimation et de clochardisation soft: je suis de la deuxième catégorie, celle qui vaut aussi pource que les analyste ont appelé des artistes sans oeuvre.
Par Paul Freval
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. Il ne voulait jamais sortir, ou alors pour aller au restaurant. Il pretextait toujours un travail en cours, d'une manière très vague, comme pour nous détourner de son occupation précise. Nous
savions tous qu'il écrivait, mais il préférait parler d'article à vocation scientifique ou technique, il ne supportait pas l'idée de parâitre comme un artiste ou un écrivain. En cela, il devait
profondément ce détester. Mais peut-être ne se pensait-il pas écrivain, ça n'est pas très clair. A la lecture de ses Confessions, nous avons tous compris qu'il passait un temps fou à ne rien faire,
à attendre, ou à perdre son temps comme il écrit dans "La vie perdue dans l'écran". A une époque, je sais qu'il passait ses nuits entre la Playstation et les films pornographiques, en fumant de
l'herbe, et qu'il écrivait des poèmes ou des morceaux de textes pour de laver de ce temps vain. Il était paniqué à l'idée de ne plus écrire, c'était comme d'un myope d'aller dans la ville sans ses
lunettes. Il a du croire, ou comprendre à un moment, que l'écriture était un faux semblant, un mensonge sur lequel il avait bati sa conception du monde. Or à jouer sur les deux tableaux de la
poésie cachée et de ses emplois de consultant ou de chargé de mission, il a souvent penser devenir fou, mais surtout il a rêvé mille fois, de reprendre sa vie depuis le début, sans cet engrenage,
qui l'a conduit à disparaître aujourd'hui, pour nous perdre, nous qui le prenions pour un écrivain de classe moyenne.
Par Paul Freval
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30 degrés dans la cuvette. Allemands, Anglais, Espagnols, Russes, Français, envoutés par la beauté des femmes transpirant en faisant mine de porter à l'architecture un intérêt esthétique_au loin La
Petite Musique de Nuit cogne le corps de Paul, malade de soleil exaspérant_et photagraphient et figent l'indignation suprême à être laid. Et chacun se demande comme celle-ci vit, et comme celle-là
va, où, et pourquoi. On ne fera pas l'amour ce soir mon canard, car nous avons épuisé nos liqueurs, et notre libido se métamorphose doucement, entre un cimetiète juif, et le grand couronnement. Il
y a écrit, sur le journal de Paul :
"On m'envoit ici peindre l'Europe, là où je ne vois que le monde, la foule toujours envieuse d'une communion esperée".
Paul a disparu depuis maintenant trois semaines. Je suis à sa recherche.
Par Paul Freval
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Le style ?
ça dépend des goûts et parfois aussi un peu des égoûts
et aussi des coups
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en vouloir à son père
pour l'interdiction implicite d'écrire
et l'aider à couper du bois
et boire du vin avec le voisin
celui qui a tué sa femme
avec une carabine
et qui n'a fait que dix ans
et remercier son père pour les limites données
Par Paul Freval
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ecrire un poème
caché par la couette
à 39 ans,
vivre seul avec son père
malade et violent
et bien cacher toute la poésie
l'enfouir
parce que ça fait pd
que ça ne mène à rien
Par Paul Freval
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