Mercredi 14 mai 2008
J'ai parlé de Vérol
et de Christophe Siebert
lors d'un diner mondain
avivé par l'alcool

Mon père est proche du maire
J'ai des facilités
dans la vie culturelle

Je prends souvent des verres
avec des sommités

Chacun ses petites gloires
et ses localités.

par Paul Freval publié dans : Vers versus
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Mercredi 14 mai 2008
Un ancien bon ami
s'est fait photographié
avec Michel Houellebecq
pas très loin de Rio.

Moi je l'ai vu chanté
à l'Ubu le beau roi
(J'ai parlé à Lio
en petite tenue
dans un second endroit)
Je veux être une étoile
Je crois que c'est mon droit.

par Paul Freval publié dans : Vers versus
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Dimanche 11 mai 2008

Utiliser l'humour
pour faire venir l'amour
"si j'ai de grands talents
je sais par des instants
resembler à Jamel
et survivre à ce point
qu'on devient surhumain
plutôt que survivant"

par Paul Freval publié dans : Vers versus
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Dimanche 11 mai 2008
Passer chez Ruquier
suite aux succès des mots
snober des invités
et voir Candelloro
ému par ce beau livre.
 faire l'éloge du hash
puis finir un peu ivre
invité par BH
à manger chez Arielle.

par Paul Freval publié dans : Vers versus
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Dimanche 4 mai 2008

Les premiers venus (début de la haute saison)

 

A la fin du siècle, Mathilde a dix-sept ans. Son cousin, Matthias, qui a vingt ans, va pour l'été travailler dans l'hôtel particulier des parents de l'adolescente. Elle prend l'habitude, de neuf à onze heures, juste avant sa première vacation, d'aller se baigner et se chauffer au soleil, nue, dans la petite crique à quelques pas de la résidence. Elle s'y rend par un sentier et c'est durant le trajet qu'elle ôte sa petite robe d'été.

Les rebonds de ses fesses qui se cognent rendent un hommage au soleil. Leur accord se joue de sa lumière. Mathilde, à l'arrière saison, a joué un petit peu avec les traces et, car elle est sensible aux charmes de l'esthétisme du corps, fleur sensuelle qui naît sous ses propres yeux, accompagne ses mouvements d’une conscience qu’elle aime dissimuler. Elle avait pris soin de colorer sa peau de sorte que nue, le soir, le contraste entre son corps hâlé et la blancheur de ses seins, et surtout de ses petites fesses rondes, l'habillait presque. Elle avait bien vu, au plissures de ses fesses et de ses jambes, à l'arrière un léger dégradé qu'elle allait s'amuser, de jour en jour à faire disparaître, en rétrécissant  ses tenues, en passant du maillot une pièce dont la trace était d'un érotisme troublant, au slip et soutien gorge, au bikini, puis au short court, puis au tanga, puis au string , puis aux ficelles, s'amusant parfois à ne porter qu'un haut, pour retenir ses seins qui claquaient contre l'eau quand elle plongeait, les sentir serrés par le tissu mouillé. « Si la perfection doit venir un jour, ce sera cet été  avait-elle pensé », alors qu'elle était assise, au bord de la falaise, sur le chemin de ses journées, le tout premier soir de la saison, laissant ouverte sa fente, tandis que les premiers arrivants se faisaient entendre un peu plus loin derrière. Elle avait pour elle l'océan, et elle fit comme un pacte en promettant au soleil, de l'autre côté, d'être là et de suivre son rythme, de lui vouer un culte charnel et spirituel. Elle se leva, ôta quelques brindilles de ses fesses, et parvint à l'accueil, où son cousin présentait les lieux à un jeune couple hollandais
par Paul Freval publié dans : Roman, Nouvelles
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Dimanche 4 mai 2008
la beauté du monde
la beauté des ondes

la beauté du m
comme lettre et mot

la beauté du sexe
où qu'il soit

par où qu'il aille
et la douleur

d'un éclat de coeur

par Paul Freval publié dans : Vers versus
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Mercredi 23 avril 2008


 


 

Mathilde s'est retrouvée seule dans sa chambre. Elle avait pris l'habitude de se contempler dans le haut miroir offert par sa grand-mère à sa communion. Mais le regard qu'elle porta sur son corps fut ce soir là bouleversé. Le désir de retrouver le couple, et d'accueillir à nouveau les trois anglais était brûlant d’un flux profond au cœur d’elle-même. Et cela transforma son visage. Elle sentait bien qu'elle était passée par quelque chose qui la marquerait. Elle avait confirmé le pacte avec le soleil. Elle ouvrit la fenêtre, un vent régulier dégageait le ciel pour le lendemain, dans une lumière d'éclipse, qui donnait des reflets sur la mer d'une coloration sanguine.

par Paul Freval publié dans : Roman, Nouvelles
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Mardi 15 avril 2008
http://media.putfile.com/suce-bissecta


LECTURE D UN TEXTE DE BISSECTA
par Paul Freval publié dans : Expositions, contributions
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Lundi 14 avril 2008


qu'on s'en persuade : il nous a fallu quelques raisons impérieuses pour devenir ou pour rester poètes. Notre premier mobile fut sans doute le dégoût de ce qu'on nous oblige à penser et à dire, de ce que à quoi notre nature d'hommes nous oblige à prendre part
par Paul Freval publié dans : (Con)sidérations
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Jeudi 10 avril 2008
[Kim Sakkat animait l'éphémère forum des phrères poétiques; il avait pour avatar une photo de jean-Luc godard regardant une pellicule, ce texte lui était adressé]


http://www.sitaudis.com/Auditions/la-distinction.php

Vite fait j'ai la pression
envie de pipi
ca me serre les yeux
mal aux poumons
 j'y vais j'y vais ca ira mieux

(pipi)

Je suis très tendu
 je fais de la pression
je tiens sur un fil
 mais bon godard
enfin ta photo
c'est quoi c'est quoi
 de la disctinction?

(café)

 je suis possessif
 j'encule god art
 plutôt actif
 pépé godard
 pas dépressif

(clope-roulage)

j'ai dix mille dollards
 dans les doigts
 c'est une figure
 figu-re-toi
 sinon j'ai rien
 sinon
 demain

 (pause, reprise de souffle, inspiration)

je suis très cool
 très bon aussi
les enfants crient
je sais pas finir
facile de jouir
mais toucher l'autre
 lui faire plaisir
 je suis une pute.
je suis un ami.
 (roule une autre clope)
j'ai en projet
encore un autre
 de faire entendre
nos voix de fous
 j'entame un peu
si tu veux
c'est pas facile

 (passe à autre chose, perd le fil, roule la clope qu'il avait projeté de rouler, pense à conclure pour ne pas ennuyer, si ce n'est déjà fait, ah confiance, confiance)

(fume cope)
Godard c'est quoi
 de la distinction
Bourdieu c'est mieux
Enculer God
ou
Bourrer Dieu?
par Paul Freval publié dans : AUDIO VIDEO
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