Carrefour

Publié le par Gorzar

une nuit se cravate à l'ordre rabattu

et des arts polaires et des crins en dentelles

chère Joséphine

Je reprends le ciel à l'aube de ton vent

et tout au creux de tes reins et  tout en ton dedans

je me métamorphose par la force des choses

désormais

 

J'appartiens à la vie

Je galère à la plume de tes astres fendus

Je crie à ta bonté de m'avoir retenu

 

Je déforme les crises

en me musclant le sang et les roses et la queue

ma verge est un honneur à la durée du train

elle lime rouge et violette

comme une chansonnette

qui pointe à l'air superbe de nos altérités

 

Les parcs de Middle Class

et les solides luxes

des mondes tous entiers

et ma communité

et l'art de rêver

tout en étant bien là

heureux prince qui passe

avec de l'argent

et un empire crée

 

J'opte pour la force, le pouvoir et la joie

J'ai mes toutes petites fées et mes belles étoiles

j'ai mes douleurs au loin, rien ne peut m'abattre

ni même me bouger, je deviens roc, aimé

on cherche à me saluer

on se défère on prie on pense aux sans abris

on pense à mes écrits, on pense à mon visage

 

On se presse à ma cage où s'offrent mes images

et je suis en vacances

un peu partout ailleurs

je m'ouvre à l'univers

je meurs en quelque sorte

mais chacun doit mourrir

et si ce n'est pas ce soir

cela devrait venir

 

Je ne m'inquiète pas pour ces questions d'horraires

de planning sévères...

Je me tiens au durant

dans les répits du temps

dans les creux de la vie, et parfois les acmées

Car je connais la fin de nos éternités.

 

Publié dans Vers versus

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juliette 26/02/2006 21:55

Je trouve souvent tes textes arrogants ( au sens d'audace). Celui-ci  plus que d'autres.
Le rythme y est soutenu, la lecture fluide. Pourtant, je reste sur un sentiment de distance, sans doute à cause de l'emploi répété de ce 'je' virtuel et de ce 'on 'comtemplatif.
Je retiens quelques passages :
'une nuit se cravate à l'ordre rabattu
et des arts polaires et des crins en dentelles
chère Joséphine
Je reprends le ciel à l'aube de ton vent
et tout au creux de tes reins et  tout en ton dedans
je me métamorphose par la force des choses
désormais'
' Je galère à la plume de tes astres fendus'
Et magnifique :
'ma verge est un honneur à la durée du train
elle lime rouge et violette
comme une chansonnette
qui pointe à l'air superbe de nos altérités'
Juliette.

Olfa (otta) 25/02/2006 13:44

Je crois te l'avoir dit ailleurs... J'adore...
Voilà... juste question de me répéter lol
Sympa ton blog
Bisous
Otta