La femme et la nature

Publié le par Gorzar

Elle ne tergiverse pas à décrire ses atouts par les apparats les plus vains
Sur l’adret elle a décidé de se laisser envahir par le silence
De rompre avec les affres de sa sexualité
Des oiseaux
Dans leur alacrité
Descendaient du sommet en criant
Que la chair brûlait en plein soleil
 
Est-ce sa bêtise ou son intelligence
Qui l’ont poussé à cette prostitution ?
 
Comme au mont du Golgotha
Mais en apostate
Elle a les premiers soubresauts
Dans une anacoluthe
Sa prière se rompt au son venu d’en haut
 
 
Et si l’appeau siffle de là haut
Est-elle, elle, un produit de la Nature ?
Elle se souvient s’être saoulé d’Arak,
Et l’âpreté de l’échange
Et si il est aptère
Sans elle sait-il qui il est ?
 
Nous ne sommes pas des anges !
Son  ventre est ardent, elle se tord
Et dans son aspersion
Trouble
L’ataraxie
D’un cobra
Mort.

Publié dans Vers versus

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k_raw 06/05/2006 19:45

Texte épatant,
j'aime votre blog
j\\\'aime aussi votre oeil.

bien à vous

K_raw