Avec Richard V.

Publié le par Paul Freval

_je ne sais pas, mon idée première c'était la poésie, et je n'ai pas honte de dire que mon intérêt pour le roman est devenu un souci pour le roman, et que ce souci repose sur des considérations financières. l'idée un peu idiote (trop ou pas assez modeste), c'était 300 000 euros, et suivant les termes du contrat 100 000 à 200 000 acheteurs. J'ai abandonné la lecture de roman vers 22 ans, quand j'ai commencé à vivre (comme par hasard). Je suis un peu comme ce satané Chirac avec la Poésie : c'est pas long, direct, efficace, pour moi c'est mieux quoi. En plus, sans le vouloir, la politique poétique est beaucoup plus souple, elle échappe grosso modo au marché, et d'ailleurs il y a tout ce que peut ça peut trâiner derrière, ce truc de marginalité, bien sombre, pâs du tout joyeux par moment, car la poésie c'est le déclassement.
J'allais dire une bêtise sur le manque de séducation de la poésie. Je pense aux filles, aux femmes que je lis, qui font des poèmes, on sait bien qu'il y a de la souffrance, mais ça a le mérite d'être clair. La femme souffre aussi comme l'homme, de la vie pleine et réelle. Cela a tendance à m'intriguer et j'éprouve à leur égard un sentiment amical ou amoureux.
_Est-ce que ce n'est pas le romantisme contemporain : montrer ce qu'on mériterait tous, laisser apercevoir notre puissance, puis pshhittttt (comme dirait l'autre), on s'évapore, quand on ne meurre pas, de préférence pas très vieux, et même un peu jeune?

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