25 minutes pour l'art contemporain

Publié le par Gorzar

 
 
JEAN GORZAR
 
 
 
 
 
 
 
25 minutes pour l’art contemporain
con temps peau rien rein
 
 
APNEAC/ARTSOLID
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
de 12 h 38 12h43
+ ou – 5 minutes
CAR (BUS)
a pas les secondes
 
 
On peut même dire
12h44
1944 : Batailles du Pacifique
 
Jouir face à l’écran : la nouvelle pratique religieuse des âmes pures
Je video
Tu videastes
Il se vide de son sang
 
 
Je suis interrompu
Expérience à reproduire
 
Café + cigarette
 
Abandon de l’idée d’horaire
 
L’invention de la contrainte est un aveu d’impuissance.
 
 
Je travaille pour améliorer la société d’un côté
Et je travaille pour la détruire de l’autre
Je travaille beaucoup trop
Il faudrait se laisser porter
Par le cours des choses
Vieux phantasmes de la geôle
Bras qui démange à force d’être piqué
Je bosse pour un gouvernement de droite !
 
La déménagement de mes démangeaisons
T’as raison
La raison nous a bouffé
Begag c’est une bonne blague
Ecrire un livre sur Lou Reed
 
Redear write
Maison blanche
Cancer de la hanche
Dis manche
Jacques a dit
 
Envie de Suisse
Et de démocratie à main levée
 
Vin vingt vain veine seine niées
Sciées si sophie était vraiment mignogne
D’un coup, elle a pris beaucoup de seins,
Je pense (donc je suis) qu’elle est passé sur le billard
 
Faux seins
Vrais seins
 
Faux saint
 
Symphonie
Ça démarre
 
Vroum/Formule 1
Orage Orange
Vitrolles
 Mort au crédit
 
Tu veux une histoire ?
Quelle histoire ?
Rien de rien, non tu ne regrettes rien
Tu as fait à peu près le tour déjà, tu sais que tu ne pourras plus tout être
Tu sais même que tu as manqué ton rêve inoui et originel : être dieu
Tu te contentes d’être un homme/un femme
Tu te contentes d’être content(e) et ca va le faire
L’air de rien dans l’ère du vide
Ca va le faire
Ca tu sais aussi
Que tout cela ne sert à rien
Où ne sert, comme un manifeste,
Que la beauté de ton amour de toi-même
Toi m’aime
Moi-même
 
Pour être heureux
Etre en harmonie avec son environnement
Etre dedans
Etre avec et être contre
Et posséder.
 
 
On rate un penalty contre une pauvre équipe de merde
C’est moi qui ai manqué
Et on m’a traité de sale juif
 
Je voudrais être noir
Et avoir des muscles
Et avoir le style Marley
Je voudrais être Métisse
Pour être beau comme le monde
 
Le lard contemporain est moins salé que le lard ancien
 
Ceci est un manifeste
Comme manifestation
De ma mauvaise volonté
A me regrouper
En un mouvement artistique
 
Je vous invite à la nuit comme un cœur tiré
Qui fait face au réel
Et qui ne sait plus quoi croire
Les histoires ou les faits
 
Il faut jouir en mangeant
Il faut jouir en aimant
Il faut jouir de l’autre
Il faut se laisser aller
C’est le moment de tout lâcher
Et de se dire qu’on s’en fout
Que ça n’est pas sérieux
Le monde est à toi
Autant qu’au pape
Et qu’à ton papa
 
Freud ?
Marx ?
Galaxies des années 70 ?
Maintenant c’est Lévis 501
Marx c’est un peu de la 104 pour la pensée
Marx c’est l’opium des intellectuels
Je regarde courir Christine Aron
C’est la sexualité du sport
 
Faudrait dire deux mots de la télévision
Et de la pornographie
Mais tout cela est déjà dit
 
Je propose d’envisager l’expérimentation
De la sexualité débridée et folle
Je propose aussi quelques choses pour nous qui sommes là :
 
 
_Prendre quelques exemples contemporains pour source d’influence :
 
Houellebecq, Jean-yves Lafesse, Jean-claude Van Damme, Benoît Poelvoorde, Eric Cantona dans le domaine du spectacle
 
RiRE
Rire
Rechercher le rire
Le sous rire
Le sur rire
Le rire sûr
Rire d’une blague
 
Rire d’une chute
 
Rire de la chute d’un pays
Comme de la chute de l’empire romain
 
L’heure est venue du verre de vin.
 
 
 
 
 Mes mots sont pauvres
L’écriture est aussi affaire de manuelle
 
La preuve
 
 Mon égérie : ma cigarette ma mort à venir
 
J’écris pour passer chez Ardisson
Et baiser une actrice rencontrée sur le plateau
 
J’aimerais avoir un sexe de vingt centimètres de long
J’aimerais dormir avec sandrine Kiberlin, et avec une bonne partie des actrices françaises
Je suis réalisateur dans l’âme
 
Tu étouffes sous mon jeu
Nous sommes du même côté
Dans le même autre monde
Un peu ailleurs qu’ici
Dans les coins vrais de la vie
 
Tout le monde a ses emmerdes
Ces saloperies qui font l’existence
Travaille mon ami
A tes amitiés
Fait les chaudes et tendre
Affecte le monde
Entoure ton entourage
 
Tu as le pouvoir sur le monde
Comme un président du présent
Demain
Tu peux tuer
Et c‘est le pouvoir de tuer
Et d’influer de manière absolue sur la vie de l’autre
Qui te donne la puissance d’un dieu postmoderne
Je ne rigole pas du tout
 
Mon enfance était tranquille
Je me souviens à l’instant d’une éjaculation pendant le sommeil
C’est marrant les premières gouttes
 
Un ergot de l’univers : toi
 
Le mistral tourne les pages de ton missel
 
 
Et sodomiser une miss y a tu penser ?
 
 
 

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