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Publié le par GORZAR

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1er Bilan
 
 
 
 
 
 
Jean Gorzar
© APNEAC
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© APNEAC, Rennes,2006
 
 
 
 
 

 
 
Il est une chanson
qu’on chante entre amis, en rentrant bredouilles
de boîtes de nuits
ça s’appelle “liqueurs du soir” :

Ces minettes minables nous font de l’oeil
Ces liqueurs suaves chatouillent notre coeur
Veux tu un autre verre?
Il pour moi, il est pour toi

Liqueurs du soir, espoir!

Les liqueurs du soir ont la saveur des tropiques
en plein hiver dans les bleds catastrophiques
Au fait connais tu l’histoire
de cette liqueur d’un soir

Liqueur encore
N’écœure pas mon corps
Liqueur verte
Yeux fermés, tête ouverte

Les liqueurs du soir coulent
coulent et cognent nos dedans
Qu’allons nous faire maintenant?
Tu bois ou tu roules?

Liqueurs du soir près des danses
Leurs robes se teintent
leurs lèvres se foncent
As tu compris la feinte?

Les effets? On approche les sommets
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le poète est une loque
une tapette
une merde sociale

le poète est un truc
qui plane


le poète est un génie quand il est mort
et encore
c'est très rare

le poète sera pauvre

le poète sera vendu sur la place publique

le poète c'est la honte
je préfère le politique


le poète nanani
le poète nanana

je n'aime pas le poète
je n'aime pas la poésie

la poésie est honteuse

mais putain que j'aime ta Kam
qui m'a fait voir les cîmes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Qu’est ce qui nous reste
A faire
Qu’est-ce qui nous tiens

Sur le chemin
des étudiantes

Quelques passantes

Des petites fleurs
Sur des robes
Des débardeurs
Nous débarrassent
Des idées noires
Des petits pas
Les corps en chœur

Qu’est ce qui nous reste
A Faire

Et nos yeux s’amusent
A parcourir les hanches
Les filles sont les puzzles
De notre amour
Et nos yeux s’amusent
A parcourir les lignes
Comme des petits voleurs

Qui n’en finiraient pas
De souffrir
Pour les belles

Qu’est ce qui nous reste
Dans
cette de ronde
Sinon quelques brunes
Sinon quelques blondes
Et quelques autres


Qu’est ce qui nous reste
a faire
 
 
Pour agir d'actes pleins et forts, bien
Il faut devoir à sa vision
Animée de passion
Comme un repos qui retient
Le devoir de l'effort
Le soutien des siens
Et la sagesse au bout

La raison, le temps du combat
L’éternel instant des jours anciens
Pour agir par le souvenir
Un nuage
Des pages
Des amours
Pour agir d'actes pleins
Forts
Et bien


Retenir l'infini
Qui percera
Tout le temps
Nos corps doucement, lentement
Perpétuant l'indicible mort
Le couteau, le revolver

Histoire de toi
Aux coins des autres
S'asseoir pour moi
Dans un regard
Semblant de jeu, de faux
Pourtant d'actions claquant au front
Perdu
Vers
Quelque chose.
 
 
 
 
Corps qui n’attend plus, aux formes toutes fondues
Deux mouches fatiguées de n’avoir pas vécu,
De tes assises aux rats_ où saigne l’incendie_
Signent pierres à pierres l’avenir maudit.

Faut-il un œil bien détendu pour voir ce combat là !

Corps à maladie, ça se pète en mille éclats
Et la nuit, quoi ! Le jour ne convient pas,
Sourdre par trop de bruit,le pas danse de belle voix

Corps à méconnaître, corps qui sent le chat
Corps aux cris de scie, corps debout, corps qu’on couche
Corps que je n’attends pas, corps bon à renaître

Corps ou ne pas être !
Corps aux champs de blé !
Corps peint, corps sculpté jusqu’à l’éternité
 
 
accroche toi à mes bras ma douce
je t'emmène vers des tours et des vertiges
accroche toi à mes cuisses ma douce
sens comme ça coule au niveau de ta brèche
sois caressée et vibre ma douce
que ton frisson résonne
dans les bouges interlopes
et que des carabines soufflent un air de mort
à l'issu de tes suées, une fois que tes trous
seront pleins à craquer, et que nos jus se seront bus
entre eux, tu pourras respirer ma douce
ce que par ton corps qui est ta beauté
et ta vie mélangées, tu as fait chavirer
de mon corps qui est l'esprit et mon amour entier
et tes reins dans leurs creux oùje pleure
de joie dans tes larmes à toi ma douce
qui m'a fait chavirer comme un coup de roulis
et je pense à nos vacances ma douce
sur les bords de l'eau où d'autres petites femmes
m'aimeront comme toi et je serais maudit
de t'avoir oubliée dans des bras plus nouveaux
oh! ma douce, que j'aime beaucoup trop!
 
 
je suis à la mode
sur le ciel chauffé
par tes yeux de soleil
ma petite allumée

les nuages s'érodent
comme de vieux rochers
tu n'as pas ton pareil
pour pouvoir m'arracher

du sol et des syllabes


cette pression me fouette
les cils tu me caresses
tu me tiens en laisse
et je me rends, docile

je suis à la mode
c'est entre elle et la mort
que se joue le supplice

je suis à la mode
sur le ciel chauffé
par des yeux de soleil
ma petite allumée
 
c'est mon mot sur le temps
pieds de nez d'enfants
on n'voit pas qu'on glisse

sur le tapis de sang
tout au bout de ce bord
de notre précipice

je suis à la mode
c'est ma victoire tranquille
sur ce long défilé

je suis à la mode
sur le ciel chauffé
par des yeux de soleil
ma petite allumée
 
Non, je déconne.
 
 
viens
tressée de toutes tes orties

avec de quoi
loin
des baraques

à te défaire la tête

à boire;


et comme toutes les sorties
entrent par ta caverne ton cerveau ta précieuse ubiquité braille

tu as commis dix fois la même erreur
de ton arc brouté et la licorne qui s'assoiffe à sucer
tes petits yeux du dos;


hiberne a fini d'être soupe à l'opéra raté de ton maître donné
je te souhaite la suite comme une opération desespérée
aux reins meutris
;

la peluche poquée de ton enfant qu'on moque : héritier de tes tares!
trou du cul fini par tenir au bout de millions de chiées
pourtant longtemps;

ça brille aussi des liqueurs des saveurs
de la couleur du papier de tapisserie

ta gorge est serrée du sirop par terre préférée
de l'aluminium génial aux ématismes transcendantaux
ça prospère et de très très haut niveau;

mais j'aime encore mieux

_Quoi?

_Je m'adresse tranquillement à Dieu.
 
 
 
je veux bien te donner la nuit
mais que me donnes tu en échange?

je peux te donner mon corps
tu feras ce que tu veux
je t'offrirais ma brèche
ne sens tu pas déjà l'odeur

Penses tu à la fin de la nuit?
Demain, que ferons nous
Tu seras peut être déjà loin
tu m'auras même oublié(e)

Ca ne m'intéresse pas
je veux juste maintenant
et ne pas voir à demain
et d'ailleurs pourquoi pas

peut être que notre histoire
est juste celle d'une séparation
une longue séparation

peut être
elle durerait
ce serait comme un tissu qui se déchire
doucement, de manière infime
imperceptible
mais quand même

oui, voilà
comme une toile, ou
comme la voûte qui craque
continuellement
sous le coup des étoiles

mon amour
 
a la base des astronautes ont faire leur lard
la masse sert bien a quelque chose
elle sert a se reposer ou bien a s'éléver
la masse qu'on mastique
et d'où proviennent des filles
qu'on coupe rouge gorge
je n'ai mal nulle part moi
l'informatique m'offre des possibilités que la philosophie m'a toujours refusé
je ne souffre pas car mon rêve et mon ultime objectif est de vivre encore
quand on est mort on est mort
l'enfer n'existe pas
à moins de se réincarner en SDF, ou pire
en clochard
ce qui est un grade en dessous
qu'est-ce que le pire?
le peer to peer
la bière et les nerfs
et ton ptit cul
bien sûr
ma ptite
princesse
qu'est ce que le meilleur?
le joint dans un coin
du monde
et tes ptits seins
bien sûr
ma ptite princesse.
 
 
 
 
chope kalifère sans soif
bu jusqu'a ta loupe
et cramé la geolie jôle
cela veut dire
autre chose


mais hipser jusqu'à la lie?
et fristerez vous la gamine
je vote pour :
le cyber
la nature
le sexe anarchique
l'éternité cyclique
soit la réincarnation

c'est une tribune
qu'on turbule
et t'as raison la raison nous a bouffé

tu fous quoi toi?
je me contente de douches froides
j'aborde avec courage les temps qui viennent

je perce alouertage de catingette
tant que nos nuits nous tiennent

je rêve à l'instant d'être quelque chose comme
un chien
mais un chien de classe
sans doute un chien de routard
qui emmerde le monde
avec son maître
qu'il regarde dans les yeux
et qui bave avec lui
dans la douceur des dingues
d'égal à égal

je rêve aussi d'être un requin et de croquer un surfeur
et de morde dans la jambe d'un naze de surfeur
et je laisserai le cerveau aux mouettes
pour qu'elles entendent parler d'immensité
et de comme ils disent
communion avec
la nature

bientôt nous partouzerons
bientôt nous auront banni
tout esprit de compétition
et de jalousie
car nous serons satisfaits
adéquats a nous même
bientôt chaque air respiré sera celui de la jouissance
intense
bientôt nous partouzerons
sur les toits du monde
en buvant des alcools
fins et délicats
sur des alécrotôles
et peut être même
avec dilictatresse

et nous serons tordus
du rire ousbonien
nous rirons
nous
nous
nour
ri
rons
risque zéro
cannibale trou de foie du vin
de l'ass d'images dans l'air
mastications du tube ton frein
flocon d'Antoine tout petit
marteau enclume et pet
vieux croûton dans ton lit
toux signe ta fin
sans parler du plaisir
et des avantages de n'être
pas compris
 
Je connaissais un chêne dans le jardin de mon enfance qui avait de drôles de branches je lui dit vielle branche aurais tu mal au gland? Combien s'y sont pendus ou ont même rêver de le faire? Combien ont carressé l'espoir d'en finir pour ne plus revenir? Les ordinateurs sont entrés dans la vie On ose parler de démocratie là où je ne vois que des écrans des mots des mots mais tellement dits Je ne prétend pas que c'était mieux avant Je vais y retourner et toucher de ma main cette petite douleur de notre arbre qui saigne Laisser le cyber humain, pour demain. Il reste encore du temps pour aimer son prochain Dans le fond des campagnes, dans la mer où se baignent les vrais mystères du monde je ne crois plus en toi en ta modernité je veux juste être riche plus riche que moi pour pouvoir acheter C'est sur, j'aurais bien aimé et j'aime encore l'idee qu'il y ait un paradis mais je suis trop pressé pour pouvoir contempler en attendant qu'on rie Je vais juste aller m'promener J'en ai marre de rester là à glander.
 
 
une nuit se cravate à l'ordre rabattu

et des arts polaires et des crins en dentelles

chère Joséphine

Je reprends le ciel à l'aube de ton vent

et tout au creux de tes reins et tout en ton dedans

je me métamorphose par la force des choses

désormais



J'appartiens à la vie

Je galère à la plume de tes astres fendus

Je crie à ta bonté de m'avoir retenu



Je déforme les crises

en me musclant le sang et les roses et la queue

ma verge est un honneur à la durée du train

elle lime rouge et violette

comme une chansonnette

qui pointe à l'air superbe de nos altérités



Les parcs de Middle Class

et les solides luxes

des mondes tous entiers

et ma communité

et l'art de rêver

tout en étant bien là

heureux prince qui passe

avec de l'argent

et un empire crée



J'opte pour la force, le pouvoir et la joie

J'ai mes toutes petites fées et mes belles étoiles

j'ai mes douleurs au loin, rien ne peut m'abattre

ni même me bouger, je deviens roc, aimé

on cherche à me saluer

on se défère on prie on pense aux sans abris

on pense à mes écrits, on pense à mon visage



On se presse à ma cage où s'offrent mes images

et je suis en vacances

un peu partout ailleurs

je m'ouvre à l'univers

je meurs en quelque sorte

mais chacun doit mourir

et si ce n'est pas ce soir

cela devrait venir



Je ne m'inquiète pas pour ces questions d'horaires

de planning sévères...

Je me tiens au durant

dans les répits du temps

dans les creux de la vie, et parfois les acmés

Car je connais la fin de nos éternités.
 
Un mille millier de milliard
sans compter les centaines
de centimes et les uns et les autres de ci delà

un, deux, trois et j'en passe

un millionième de décalitre de sang qui finira par t'avoir

je ne sais plus compter

sur moi.
Etat d'agitation, le sexe disperse
Et déstructure
Pouls fou! Pulsion de désunion

J'aime ton pull à l'échancrure
Coucou ! Voici
La révolution

Dans mon lit des copines
Passent toutes nues,
Han han! La lame se tend

Ô matin des oranges sanguines,
Pressées et bues,
Hier, ai-je assez vu ?
 
18. Les investissements poétiques
dans un éclair qui fait grand bruit
et qui fera date dans les annales
météorologiques
j'ai investi la moitié de mon fric

dans un nuage immense et blanc
traversés d'oiseaux magiques
j'ai caché milles billets
comme une vieille sous
son oreiller

j'ai investi dans de petits papillons bleus
je compte les revendre beaucoup plus cher
dans cinq ans
c'est un plan épargne papillon

et puis sinon
on m'a parlé
d'une banque
de sperme...
L'eau colle au cou,
c'est qu'il sue, qu'il baise, qu'il pue
le con fendu de tant d'amour, plein ton ventre et plein ton os
et tout ce qui te dégoûte te fait remuer
tu sais que tu appartiens
tu es, quelque chose t'a
et c'est pour cela que ton regard

est bleu et flamboyant
comme le cinéma
mais à un moment tu sors des murs rouges
et dehors ce sont des pitres qui plaignent les morts
"mais quelle vie que celle de nos défunts!"

Mon ami, mon ami !
_il dort pour toujours ton ami,
mort? Ah! D'accord.
Et le sol transpire
quoi de plus bête qu'un bas étage bourgeois
la vie impossible.
Je connaissais un chêne
dans le jardin de mon enfance
qui avait de drôles de branches
je lui dit vielle branche
aurais tu mal au gland?

Combien s'y sont pendus
ou ont même rêver de le faire?
Combien ont caressé
l'espoir d'en finir
pour ne plus revenir?

Les ordinateurs sont entrés dans la vie
On ose parler de démocratie
là où je ne vois que des écrans
des mots des mots mais tellement dits
Je ne prétend pas que c'était mieux avant

Je vais y retourner et toucher de ma main
cette petite douleur de notre arbre qui saigne
Laisser le cyber humain, pour demain.
Il reste encore du temps pour aimer son prochain
Dans le fond des campagnes, dans la mer où se baignent

les vrais mystères du monde
je ne crois plus en toi
en ta modernité
je veux juste être riche
plus riche que moi
pour pouvoir acheter

C'est sur, j'aurais bien aimé
et j'aime encore l'idée qu'il y ait un paradis
mais je suis trop pressé
pour pouvoir contempler
en attendant la vie

Je vais juste aller m'promener
J'en ai marre
de rester là
à
glander.
"Par le corps perdu de notre frère
retrouvons l'ornement digne de nos mesures
qu'il était grand ! Il faut pour l'apparat faire
s'appesantir le ciel et chanter la nature!"

Un curé encore : "j'ai oublié ma bible !
Ma robe noire nage dans des machines :
des oiseaux malades en avait fait leur cible!"
Un mort, et dieu même se débine

Ou bien les curés font leur travail mal
Ou bien nous nous sommes trompés. Animal.
Le corps, emporté, fut brûlé

il n'y eut pas un bruit, pas un râle
pour la ville, sa mort fut idéale
et sa vie, je l'ai toute avalée
ôte toi

carrément des sphères
de la douleur
la loi des quatre vents
dit qu'en un certain point
et qu'en un certain temps
tous les éléments

se définissent et forment
une image du monde
où croupissent et dorment
des créatures immondes

mais qui sait seulement
dans un souffle suprême
expirer doucement
ces maudits quatre vents
Hésitation
franche
yeux dans les yeux
attention
ça commence

des mécaniques à fourrure( je parle des voitures mon petit) traversent galamment les espaces étourdis.

où as tu appris à rouler les joints putain?
Dans une piscine avec deux grands ennemis
a l'Aquarium-Playstation
Drôle de jeu, drôle de guerre
fils de putes que vous êtes

a part le frémissement de nos souffles je ne vois rien
a part deux ou trois choses je ne sais rien
mais comment puis-je ressentir à ce point
et quel est ce point?

Je propose une géographie des intériorités
une physiologie localisée
c'est pour les grands
c'est le dedans

Le monde est là
pas plus loin que ton nez
à la limite je dirais
que la bite
mais non c'est
elle

en elle
petite pucelle de vingt ans
Dieu j'en suis sûr baverait
d'envie
de me voir te ravir

et les petites étincelles
qui claquent
en dehors
de tes yeux
en face de mes yeux

car comme dirait le poète
dedans c'est dehors
et dehors c'est dedans

et les petites étincelles
brûlent à petit feu

(et je n'ai rien dit encore)
Du thé pour l'intérieur
du corps
une odeur de plante forte et quasi sensuelle
l'eau qui va finir par nous emplir
toute chargée de ses senteurs

Et comme elle est bouillante
notre langue se brûle
tout en étant mouillée

avec le tabac
et de petits morceaux
des morceaux d'interdits
tout cela se marie

contre les idioties
votre haine est immense
mais vous vous reposez
dans cette volupté

et vous êtes un peu bête
d'être à ce point ravi
vous buvez votre thé
comme on goûte à la vie
Homme à la grosse quéquette et des muscles dans la rue
Vie professionnelle hasardeuse, ancrée dans les années de crise
Homme vers qui toutes les femmes se ruent
Et qui attendent qu'elle se tende, d'être prise

Femmes désirées et femmes baisées, femmes enfoncées
La femme n'est pas que vagin : femme totale !
Femme boit sperme et paroles prononcées
Homme vers fleur au lit d'hôpital

J'ai une belle queue nom de Dieu
Elle grossit à ta venue l'alentour est velu
Tiens, merci d'être venu

Tout notre amour tend au mieux
Je bourre des culs
En discontinu...

La pointe du compas retournée par la main
contre l'œil s'enfonçait en sifflant :
j'eus dit le bruit d'un train.
Sur le papier la géométrie saignait
Doucement et d'un coup dont l'écho
Transformait les images
Le supplice de l'écolière
Me fit rire puis... me taire
Je compris la beauté
Tragique comme l'ouvrage
D’un cercle éclaté
Gauchement, s'incarnant
En roue de carrosse
Cassée qui butte et crisse
Aux bosses de la terre tournante
 
 
salope outrée
qui n'a plus d'yeux
ta source où je ne bois pas
ton sang
ça roucoule dans les veines
et c'est très bien

j'ai raté mon double
au carrefour
d'une nuit veine et vendue

viendras-tu?
Je prends le temps
de poser les objectifs

dans un monde
brûlé de doute
et le bruit me répond en secret
a bout a bout du bout
mais vraiment à bout
chicheur
chichement
nichons
salope outrée
qui n'a plus d'yeux
pour
pisser le sang

raté
a revoir
à refaire
à recommencer

*
souflle
prends ton souffle
imbécile

ôte toi

carrément des sphères
de la douleur

prends ton envol : nique
assassine avec un tee shirt
adidas
poète vendu
en bas d'une gare
où des putes
n'en peuvent plus de bouffer
des déserts ambulants

*

appuie toi sur sur des hommes célestes
et respire les odeurs qui émergent
des cons fendues de l'amour

ne tergiverse pas avec ta mémoire

je ne sais plus de quoi je tremble
elles sont belles à ravir
et je t'aime aussi
comme on aime a demi

je ne sais pas de quoi je t'aime
en retournant sur nos idées

je tremble encore

poète vendu
casse croûte et presque croque mort

je crois que je tremble
de joie
comme un curé
qui vient d'entamer
son extase quotidienne
vous savez
pendant la sieste
entre la bible et l'ascèse


ô
ce poème est pour toi
que j'écoute en crevant ma petite
http://www.laetizia.com/laetizia.html


à toutes les filles
qui passent à la télé

à toutes les te-pu
à ce qui brillent
dans leurs yeux


 
Avec tes yeux où claquent toutes les flottes
avec encore ton corps à chaque moment
et les aiguilles et les aiguilles qui trottent
on dirait mon dieu des torrents
A part entière nous avons fait
à quatre bras élémentaires
et des retraits ACADABRA
Ah ! Le temps passe et trépassent les filles qu'on aurait pu
Ah ! Le temps passe et se prélassent
les filles qu'on avait vues


Et tout ce qu'on a bu...
et tout ce qu'on a fu-
mé mélange fou
d'opium et de boue

a part la terre nous avons cru
a quatre coeurs de grabataires
et des chansons A CAPELLA
Ah! Le temps passe et trépassent
les filles qu'on aurait pu
ah le temps passe et se prélassent
les filles qu'on avait vues.
Résolution de structures vacillantes
sans un seul éclair au bout du nez
en revanche la montagne inspire les plus farouches zouaves
balancés entre l'amour et l'alcool
D'une manière croissante fulmine le ciel
Cinglé et tringlé de quatre fers fiers
À cheval sur la mer le sable le sel
Et quelques escarmouches dignes d'horreur

J’ai volé huit étincelles à intervalles lents
Glissé sur le dos d'une fille dans l'eau
Histoire de bruire et de se faire mettre
Deux ou trois doigts dans le méli-mélo

A quatre ans j'ai signé ton arrêt de mort
A huit tu fais profil bas tu geins
Gamine venue d'un autre temps

Si tu sais ce que veux dire mourir
Alors reste ici sinon pars
On ne retient que les grandes personnes

Tout cela dit de manière bien générale !
 La poésie noire, la poésie blanche
le poème du cul dépensé
Ravages de la beauté mortelle
Corps dur plein de force!
Vive ! Vent! Montagne!Mer!
Tenir le monde et le mener
et d'une autorité atroce
violente vivre
C'est le rêve d'un enfant,
qui a remué Dieu, et toutes
les flaques de merde qu'il a enfanté.
Bien agile un moment le mécanisme se suspend
et dans l'air en haut
regarde plutôt que moi
un cri devient un chant
la transformation ressemble aux plantes
qu'on berce en attendant qu'en sève elles
servent les présents des vieux cieux.

Savez vous comme on broie quand on sent
quand on ment et quand on croie.
Je comprends.
Concis, strict, en crise, vibrant pourtant de psalmodies luminescentes
Bleues, vertes, grises Orage à l'ombre des palmes longues
Enfer, bagne, malaise, cri pendant l'horrible descente
Rencontre, amour, fête, pluie devant la belle oblongue
Et ce fut ainsi, tous les après-midi, à l'heure du jour,
que sanglotait, enivré de torpeur, le vieil Homme Fou
Egorgeant à coups de couteau le singe, maligne bête,
Eternellement aux aguets, prêt, lui aussi, à vivre pour
Penser à vivre, pensée, concise, stricte, en crise.
 
De tout temps navigue corps esseulés sur radeau de fortune
et chaque époque s'est vu même et con bal costumé
Rappelez-vous les masques d'ici : pirates, corsaires, marins
Rats menus et chaloupés, chavirements de virage à vin
Radeau à droite, bâbord d'abord, ras bord encore.

De tout temps rappelez-vous les enfants fins
La gorge sèche, le sexe au dos a bon dos dans nos villes
Et Neptune ! Rien ! Je me souviens des photos de
Ton ventre _fils, frère, lointain cousin; tiens, je
Te donne mon avis, tiens de ta beauté ravie
Envolée, je trace la silhouette de ce que tu seras
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 

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