LE POIDS DU MONDE

Publié le par Paul Freval

Les huit pages de mon compte rendu ne me satisfont pas; je mourrais d'autre chose. Je mourrais de ma perte. Le poids de Jean m'a étouffé.Je mourrais de Liza aussi. Je viens d'apprendre qu'ils étaient mariés. C'est une femme prise. Que ferais-je d'elle; Tuer son mari, lui montrer, à elle, que je vaux mieux que lui. Qu'après tout je peux très bien tenir mon rôle, que ça n'est pas difficile puisqu'il y a des modèles. Et personne ne pourra l'aimer plus que moi. Et qu'en sais-je ? c'est une question de confiance en soi : d'accord, et puis. La volonté : je te veux. Je t'ai. Je ne vois pas comment faire. Je suis trop conscient de ces choses. C'est comme si l'histoire était écrite et ne demandait plus qu'à être vécue. Ou jouer. Le réalisateur m'attendait, le scénario était écrit pour moi; J'étais ce jeune philosophe français, tout à fait séduisant, original, pas le maître du monde cependant. Et j'ai connu Gorzar, l'auteur de L'Ere. Aux Etats-Unis, la rencontre avec Liza, la derniere passante...

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