corps nu, corps vu

Publié le par MLB

les fenêtres offrent à qui sait voir à travers elle (je dis bien "elle") le spectacle réuni plein de pulsions du quotidien, là où précisément il_de nuit et cette nuit glorifiant la lumière artificielle, électrique et cinématographique_où précisément, disais-je, le quotidien atteint l'évenementiel, le dévoilement du corps, la mise à nu, l'intiminité enfi n retrouvée, qui s'en était allée. Elle est retrouvée,l'intimitité. Par soi, pour soi, dans les brides imagées du corps de l'autre.

le voyeur n'arrête pas ses mots et se moque de l'écriture. il est pris dans le temps. rien n'existe d'autre que cette jambe qu'il crût voir. C'est son côté fonctionaliste : à partir d'un pied il désire pouvoir reconstituer_c'est son phantasme_ le corps.

et ça n'est pas fini, à partir d'un corps se retrouver soi. c'est pourquoi le voyeur est l'homme infiniment actuel. Il apprécie comme le goûteur de vin dans sa cave la jambe qui maintenant se dévoile, il apprécie et _Bacchus_ perle une sueur sur son front fou. "Ah se dit-i ! que demain est loin ! si loin !"

Là, il y a un jeu organisé dont tout le monde est au courrant_le grand jeu d'ailleurs.

Ce qui marque la ville_la rue, la rue sexuelle, la rue sexuelle s'anime_c'est ça. Vous le savez. Vous le savez.

 

Et il faut un moment précis, une action construite, un temps pour lui donner son sens, sa vertu. Le jour n'apparaît dans sa sagesse qu'au moment où se laisse deviner une présence comme la trace du spectacle_et la scène est encore chaude. La rue a perdu de sa chaleur à l'aune du voyeur vu. Car le voyeur est toujours vu. Il est vu d'une autre manière encore et même que la culpabilité.

La voyeurisme est la reconnaissance de l'alter : l'exhibitioniste.

Voyeur/Exhib, voilà la dialectique de l'histoire urbaine (c'est à dire dominante et cruciale), la seule qui tienne quand tout a séché et que les hommes et les femmes ne comprennent pas du tout, sont dépassés par le perpétuel carnaval.

 _je veux être voyeur !

_Dites donc, pendant que vous me parliez, je la regardais promener ses deux pommes. Celles qui m'ont tordu le ventre hier.

_Et la tête ?

 

  

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