Aux ras des paquerettes

Publié le par Paul Freval

Quelques instants pour dire les règles actuelles du jeu sociétal
 
Vite fait, ça urge.
Normal, nous sommes quelques uns. Certains ont le prestige et l’argent, font tout pour le garder, il faudrait être idiot pour agir de manière opposée (on partagerait au pire, mais partager c’est le commencement de la fin). On impose nos normes, de sorte que ceux qui s’y écartent se sentent du coup moins à l’aise. Il n’y a pas les mauvais et les autres.
Que dire !
On est mieux au dessus qu’en haut.
 
La politique c’est globalement nul. A en comprendre les artistes purs, et les traînes la rue. Si on voulait bien provoquer. Certains, je suis triste de me mettre au ras des pâquerettes et de citer Soral. En fait soral je l’aime beaucoup, c’est quelqu’un qui m’est très sympathique et je dirai même amical (alors qu’il m’est arrivé d’éprouver pour houellebecq un désir presque amoureux_comme à 18 ans je rêvais d’embrasser le Petit Rimbaud (ce con l’a trouvé amère)).
Soral, j’en ai parlé à un éminent professeur, j’ai lu la sociologie du dragueur. Ce mec souffre superbement, imberbement, comme un adolescent qui se branle au lieu de passer du temps avec les filles. C’est un mec pur, qui traite un écrivain plus talentueux que lui de petite bite, et dit de lui qu’il est moche. Ceux  qui voient en l’électeur lepéniste (disons le franchement, ceux qui votent le pen complexe sur leur bite même si tous ceux qui complexe sur leurs bites ne votent pas le pen) un bidasse du mal sont a côté de la plaque, et cela en dit long sur leur manque de goût. Bon dieu !
Je n’ai rien lu d’autre de Soral, je lis peu en dehors de mes obligations sanitaires…Et puis, comme je l’ai dit, sympa, mais manque de goût.
 
 Esthétique donc, un peu, plutôt que le commerce des voix. Pour les jeunes : (je suis désolé d’être aussi trivial, mais ceux qui me connaissent savent que Rabelais trône au sommet de mon cœur_ qui par ailleurs sera bientôt surveillé ; je vous convie, chers lecteurs, à entendre cette grossièreté en provenance d’un esprit fin et délicat (proustien depuis sa majorité, lors d’un été, entre Brecht et Sartre, il s’engouffra dans le long roman de la recherche du temps perdu), ::
oui donc, pour les jeunes, de grâce, pour la première fois un chef de l’ETAT sur lequel il sera possible de projeter ses fantasmes.
 
C’est tout
C’est déjà beaucoup

Publié dans Sociographie

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