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Publié le par Paul Fréval

elles sont belles ces filles qui nous lient au ciel
(P.Fréval, Eloge des sœurs in vers catholiques, projet POL
 

 

 

tant de nuits fendues par des jets de liqueurs séminales
comme des aurores boréales
tant de sueurs et d'odeurs et de tact
et de rêves et de passages à l'acte

 

 

 

il attendait depuis tellement longtemps qu'elle lui renvoie son poke
qu'il avait fini par chier dans son froc
il n'est plus seul
elle n'est plus pucelle

 

 

un auteur qui en en fait trop est un trotteur 

un acteur qui a le trac
est un tracteur

 

nombreux sont les soleils sous lesquels tu te pâmes
et la nature qui fit la beauté de ces femmes
entretient certains monstres prêts à passer à table

 


y'a des mecs qui font les malins, avec des avis bien tranchés sur tout, des irréductibles incorruptibles qui foutent presque les boules. ils ont des goûts bien fermes et durs, et ils peuvent te virer ou se foutre de ta gueule de manière agressive et pédante si t'es pas trop de leur bord axiologique. Ils te semblent intègres et te montrent un peu comment tes pensées reposent sur un sable légèrement humide qui colle à tes pieds de touriste de l'idéel. puis tu les écoutes discuter avec une meuf, ils sont à quatre pattes, précieux ridicules, tout s'effondre : ce sont de petites âmes sensibles, des cœurs à prendre, et le guerrier qu'ils affichaient face à leurs congénères peut se faire pendre pour un bout d'amour, un échange de mots doux avec une femme, quelques plaisanteries niaises et si douces avec leur espoir d'amour que cristallisent les beautés qui traversent les vies. La société est encore possible par ce subtil équilibre entre les apparences, l'identité virtuelle et les spots lumineux de la réalité. Et rire de soi est parfois un profond souffle intérieur qui balaie nos petits travaux quotidiens

 

 


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